9 guitaristes à écouter pour améliorer ton jeu

Toi-même tu sais, t’enrichir des autres peut t’emmener très loin sur les chemins sinueux de la réussite. Non, je ne suis pas en train de t’inciter à extorquer ta gentille voisine retraitée en lui proposant le mariage pour toucher l’héritage (surtout si tu es plus âgé qu’elle). Je parle plutôt de chercher l’inspiration auprès des grands de ce monde. Guitaristes de surcroît. Il existe des mecs novateurs qui osent expérimenter des techniques ou sonorités inédites. Ou bien qui parviennent à développer un style très personnel en repoussant les limites de la musique et de leur instrument.

Quand tu apprends la guitare, il est très utile pour toi aussi de développer ton propre style. Pas besoin pour ça de booster ta créativité à l’aide de quelques girolles hallucinogènes. On ne le répétera jamais assez, la drogue c’est caca. Il te suffit plutôt de construire ton propre répertoire et d’enrichir ton jeu en t’inspirant de tous ces guitaristes. Tu pourras ainsi passer au mixeur tout ce que tu glanes au fil de tes mois et années d’apprentissage, pour forger TON style, saveur smoothie. Alors ok, si tu es débutant, tu vas me rétorquer que c’est peut-être trop dur pour l’instant de reproduire ce que font tes guitaristes préférés : certes. Ceci dit, le simple fait de les écouter ou même de ne jouer que quelques petits bouts va indirectement façonner ta technique, de manière inconsciente. Et ta culture musicale par la même occasion. Machin disait “On est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus“. C’est valable aussi pour les musiciens que tu écoutes, même si tu ne les fréquentes que par haut-parleurs interposés.

Je te propose donc ici une liste non exhaustive de quelques grands guitaristes et les raisons pour lesquelles je les apprécie et t’invite à découvrir leur univers. Ces choix sont bien-sûr totalement personnels. Je n’ai que très peu d’affinités pour les gratteux, certes virtuoses et impressionnants, mais qui déballent à outrance leur technique à raison d’environ 47 notes par milliseconde, au détriment de la musicalité, et parfois de nos tympans. Bof. Leur ordre d’apparition dans cette liste est totalement aléatoire, ne va pas croire que certains sont plus méritants que d’autres. On aime tout le monde, peace and love, tout ça.

Je tiens à m’excuser par avance auprès de la gent féminine pour l’absence de représentante dans cette liste. Ceci dit, réjouis-toi, car si tu es une femme, c’est une occasion en or de pratiquer comme une dingue pour me convaincre de t’y ajouter. A toi la gloire, les paillettes et les interviews chez Michel Drucker.

Et là, telle une maîtresse de CE2 interrogeant toute sa classe à la récré après avoir retrouvé sa Kangoo enrubannée de papier toilette, tu te dis sûrement “Bon, je veux des noms ! “. Nous y voilà.


B. B. King

Si tu crois que B. B. King est une enseigne de fast food, il est temps pour toi de découvrir cette figure emblématique du blues. En tout cas, bravo, ça veut dire aussi que tu n’y connais rien non plus en restauration rapide, ce qui pourra t’éviter à termes de finir prématurément six pieds sous terre comme lui. Paix à son âme.

Si ce monsieur était une expression, ce serait “Point trop n’en faut“. Il incarne le minimalisme à merveille, il aime jouer sur le silence et les temps morts, pour mettre d’autant plus en valeur ses interventions. Un exemple parfait de sobriété, excepté peut-être pour ses choix de coloris de veste.

Autre point remarquable :  il est toujours habité par sa musique, en ponctuant son jeu de grimaces aussi expressives que poilantes. Rassure-toi, il ne t’est pas nécessaire de faire autant le clown quand tu joues toi aussi. Toutefois, les mouvements de ton corps et tes émotions influent indirectement sur ta dextérité et ton interprétation d’un riff. Il peut t’être particulièrement utile d’essayer de ressentir le groove du morceau, de te laisser emporter par le rythme ou la mélodie tel un danseur, en hochant la tête, plissant les yeux ou remuant le tutu à gogo. Et si tu as vraiment trop peur du ridicule, enfiler des lunettes de soleil te permettra de rester incognito.

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Daron Malakian

Daron Malakian est américain et, comme Charles Aznavour ou André Manoukian, d’origine arménienne. Fort heureusement, on ne peut pas les confondre puisqu’ils n’ont pas le même prénom. Tout petit déjà, il voulait jouer de la batterie, ce à quoi les darons de Daron répondirent en lui tendant une guitare “You can’t turn the drums off, motherfucker“. Ce que Google Translate traduira pour les réfractaires à l’anglais par “On ne peut pas éteindre une batterie, fiston“.

Deux choses remarquables sont à analyser de ce tournant dans sa vie :

  • Voici un très bel exemple d’un apprenti guitariste devenu émérite malgré lui, alors qu’il ne s’y prédestinait pas. Toi-même, si tu doutes encore de ta capacité à apprendre la guitare, que tu préférerais plutôt te mettre à l’origami animalier, cela montre bien que la passion et les compétences se développent avec la pratique, même si on peut y croire moyennement au début.
  • Cette envie de taper sur des bambous se ressent énormément dans son jeu, car il a développé une approche très rythmique et cadencée, à base de gros riffs assez simplistes mais terriblement efficaces, entrecoupés par des lignes mélodiques à consonance orientale, qui a fait de son groupe System Of A Down l’un des gros précurseurs du Nu Metal à partir de la fin des années 90. Il a monté également son propre projet perso dans une veine similaire sous le nom de Scars On Broadway. Toi aussi, essaye comme lui de voir ta guitare comme une batterie ou une percussion. La musique, ce n’est pas que des notes, c’est aussi du rythme. As-tu déjà remarqué que lorsque l’on assiste à un concert et que la qualité du son n’est pas très bonne au point de ne pas bien distinguer la mélodie, on se laisse quand même entraîner par la rythmique ? Pas besoin d’une symphonie pour faire danser les foules donc.

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Sanseverino

Sanseverino, c’est un peu le tonton dandy rigolo qu’on aimerait tous avoir, cultivé et foufou, avec des chemisettes à motifs, des boucles d’oreille ostensibles, des tatouages de bikers et une mèche digne de la couverture du catalogue des coupes de ton coiffeur préféré. Véritable touche-à-tout (rock, blues, country, folk, jazz…), sa tasse de thé reste la musique tzigane et le jazz manouche, l’un des styles les plus riches et les plus difficiles à jouer. Si tu veux te marrer avec des textes décalés, découvrir un swing sans pareil et une dextérité qui suscite l’émerveillement, tu frappes à la bonne porte. Le plus impressionnant, c’est qu’en plus de jouer merveilleusement bien, il est capable d’un débit de paroles avec une élocution impeccable à faire pointer tous les orthophonistes chez Pôle Emploi. Je l’ai même vu en concert jouer de la batterie avec ses pieds en toute décontraction, en même temps que jouer de la guitare et chanter. Et tu sais quoi ? Il a même été décoré chevalier des Arts et des Lettres. Et tu sais quoi bis ? Il est autodidacte. Un génie, je te dis.

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Ian D’sa

Ian D’sa est un guitariste canadien d’origine indienne, et preuve vivante qu’on peut arborer une coupe de cheveux sponsorisée par Jean-Louis David sans être footballeur professionnel. Au lycée, Ian commence à jouer dans plusieurs groupes de rock en tant que guitariste rythmique, à chaque fois dans l’ombre d’un deuxième guitariste principal (lead ou solo) qui lui vole ses groupies boutonneuses préférées. Puis, ces différents projets musicaux ayant capoté, il se retrouve seul guitariste dans son nouveau groupe. Il décide de prendre le caribou par les bois et cherche alors un moyen de jouer la guitare rythmique ET la guitare mélodique. “Qu’à cela ne tienne, je vais tout me farcir tout seul, tabernacle ! “. Il construit alors un jeu très personnel et atypique, mélange de gros accords rythmiques en alternance avec des lignes mélodiques à une note, le tout avec un seul et unique instrument. Et comme c’est vraiment trop facile, il chante en plus les voix secondaires dans son groupe Billy Talent. Alors si toi aussi tu as la folie des grandeurs et que tu veux devenir le nouveau Rémi Bricka du XXIème siècle, c’est possible !

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Tom Morello

Imagine un croisement entre un savant fou en blouse blanche qui tourne des boutons sur des appareils aussi loufoques qu’incompréhensibles dans le bazar de son labo, un rappeur américain aux flows militants et engagés sautant sur ses beats avec ferveur, et un petit garçon tout gentil et bien élevé qui vient de te demander si tu veux une fraise Tagada. Voilà Tom Morello.
Du sang irlandais, sicilien et kenyan dans les veines. Naissance à Harlem et études à Harvard. Passion pour la musique, la politique, et les sciences sociales. Sa vie toute entière respire la mixité et les mélanges improbables en tous genres.
Sa marque de fabrique : expérimenter des sons uniques à l’aide de tout plein de pédales d’effets qui feraient passer le tableau de bord d’un Boeing 747 pour un jouet. Ajoute à ça des riffs lourds et un groove incomparable, mélanges de rock, métal, funk et hip-hop. Il a développé aussi plusieurs techniques de jeu, qui lui permettent par exemple de faire du scratch avec sa guitare comme le ferait un DJ avec un vinyle. Autre exemple parmi tant d’autres, il a disposé sur ses guitares un interrupteur personnalisé qui lui permet de couper et remettre très rapidement le son de sa guitare par intermittence, pour créer un effet très “haché” sur ses solos.
Son groupe majeur est le célèbre Rage Against The Machine, mais il a aussi joué plus récemment dans Audioslave, Prophets of Rage, The Nightwatchman et Street Sweeper Social Club.

Le regarder vaut mieux que des longs discours. Si tu cherches un mec inspirant qui n’a pas peur d’oser, et qui a réussi à se créer une identité sonore immédiatement reconnaissable en 3 secondes, tu sais qui écouter. Et si tu rêves secrètement de savoir quel son pourrait bien sortir de ta guitare si tu remplaçais ton médiator par un saucisson aux herbes de 2 ans d’affinage, imagine Tom te murmurer à l’oreille : “A ta place, j’aurais déjà essayé…“.

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Marcel Dadi

Le dada à Dadi : le fingerpicking. Il mélange simultanément avec aisance une ligne de basse jouée au pouce sur les cordes graves, et une mélodie aigue jouée sur les petites cordes avec les autres doigts. A l’écouter, on pourrait croire qu’on entend deux guitares… Très pédagogue, il s’est énormément consacré à l’enseignement et à faire découvrir sa technique au plus grand nombre, en transcrivant des classiques ricains du genre et en publiant notamment plusieurs méthodes pour apprendre la guitare. Il a même été le premier en France à sortir ses albums accompagnés des tablatures des morceaux.

  • Comme Dadi, même si tu débutes, tu peux enseigner modestement ce que tu sais à ta famille, tes amis ou des inconnus. A partir du moment où tu t’intéresses à un nouveau sujet, comme la guitare, tu en sais déjà davantage que 95% de la population : et tu verras que transmettre ton savoir te fera découvrir ton instrument sous un autre angle, te poser des questions que tu n’aurais jamais eu seul, et comprendre plus profondément comment et pourquoi tu parviens à jouer.
  • Comme Dadi, dès que tu le peux, entraîne-toi le plus possible à développer ton oreille en essayant de retrouver les notes d’un morceau sur ta guitare. Tu peux commencer par des chansons lentes et peu fournies par exemple, à chercher à tâtons mais avec logique, en comparant la note que tu entends et celles que tu joues de case en case. Pas facile au début, ceci dit tu verras : c’est en forgeant que l’oiseau fait son nid.

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Joseph (Joe) Duplantier

Joe Duplantier, ce frenchy originaire des Landes, le confesse lui-même : il ne connaît rien au solfège, et ça ne semble pas lui gâter les dents. Il a même su faire de son groupe Gojira une référence sur la scène métal internationale. Si tu crois encore que tu as absolument besoin d’étudier la théorie musicale pour savoir jouer, en voici un parfait contre-exemple. Combien de personnes connaissent vraiment le fonctionnement du moteur à explosion sous le capot de leur Fiat Panda ? Et pourtant combien parviennent à conduire leur bolide jusqu’à la supérette de la bourgade voisine ? Voilà, CQFD. Ceci dit, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : le solfège est un outil utile, qui peut t’ouvrir des portes sur ta compréhension de la musique, mais pas indispensable. Tout comme savoir recharger une batterie ou siphonner un réservoir pourra te sauver la vie et préserver la chaîne du froid de tes bâtonnets de colin surgelés fraîchement achetés.

Joe avoue avoir concentré son énergie et sa pratique de l’instrument sur la maîtrise technique et sur la propreté de son jeu (jouer parfaitement placé rythmiquement et sans bavure ni notes parasites, etc… même quand les riffs sont rapides ou tordus). Tout comme Daron Malakian ou Tom Morello, il a su développer un style très rythmique et plein de groove ponctué de petits accords dissonants, de slides habiles, de bruitages en faisant glisser le médiator sur les cordes, ou encore de tappings planants et inspirés.

De plus, si tu penses encore que la musique métal est affaire de vilains barbus sataniques sans déo qui dévorent des enfants crus au goûter, je t’invite à lire les textes profonds de Joe qui regorgent d’une sensibilité spirituelle et écologiste rare. Crois-moi, après ça, tu composteras tes épluchures et rouleras à vélo.

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John Frusciante

Inutile de présenter les Red Hot Chili Peppers. On a tous entendu au moins une fois dans sa vie la basse omniprésente de Flea et la guitare groovy de John Frusciante. Il allie le funk au rock à merveille, à coups de riffs souvent minimalistes mais terriblement efficaces. Ses solos sont souvent plutôt peu fournis mais pourtant très mémorables.

De plus, la musique funk a le gros avantage d’incorporer des coups de cordes étouffées entre les notes jouées, rendant la guitare très percussive, comme dans le riff principal du morceau Can’t Stop. Cela peut être très utile pour enrichir une mélodie, surtout si tu n’as pas un batteur sous la main. Le double effet Kiss Cool du funk, c’est la difficulté du truc, puisqu’il faut penser à frapper les cordes, même quand il n’y a pas de notes, tout en les rendant muettes en les bloquant avec les doigts de la main gauche. Pas vraiment instinctif… Mais une fois cette difficulté passée, à toi les regards brillants et les sourires baveux d’admiration de tes congénères ! Si tu n’as pas l’habitude de jouer ce style de musique, je t’invite chaleureusement à t’y coller, cela rendra ton jeu encore plus propre et rythmé qu’il ne l’est déjà.

Autre point : jouer des accords barrés est une vraie torture pour tes doigts et une aubaine pour ton ostéopathe ? Dis-toi que John n’en joue jamais… Pour deux raisons :

  • Quand tu joues dans un groupe, tu peux te contenter de ne jouer tes accords que sur 3 ou 4 cordes maximum sans les dénaturer, et ce particulièrement quand la basse est très présente. A quoi bon jouer des notes graves sur ta guitare alors que la basse les joue probablement déjà, au risque de rendre l’ensemble brouillon ? En articulant les mélodies de la basse et de la guitare entre elles, il est possible d’harmoniser l’ensemble sans se faire suer les doigts. Surtout que bien souvent, les accords barrés contiennent plusieurs fois la même note (jouée à des octaves différentes), ce qui n’apporte pas grand chose d’un point de vue harmonique. Alors autant faire sa bonne grosse feignasse et ne jouer que l’essentiel sur peu de cordes, sans notes redondantes, non ? Dis-toi donc que si tu n’arrives pas à jouer un accord barré, tu peux probablement faire illusion en jouant un nombre réduit de notes dans cet accord : elle est pas belle la vie ?
  • S’il lui arrive tout de même rarement de jouer des accords barrés, il ne s’embarrasse pas de barrer tout le manche avec l’index. Il joue la ou les corde(s) grave(s) avec le pouce, et son index ne joue que la ou les deux petite(s) corde(s). Résultat, pas de douleur au poignet, et tu peux en plus jouer avec une posture ultra décontract en allongeant ta sangle au max, faisant pendre ainsi ta guitare au ras des pâquerettes.

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Stevic Mackay

Finissons cette liste en beauté. En plus d’être guitariste, conférencier, producteur, médecin de formation, réalisateur, entrepreneur, fan de Lego et de Batman, Stevic Mackay a même écrit deux méthodes de guitare qui se sont vendues à plus d’1 million d’exemplaires à travers le monde : Simply Guitar et Lead Guitar. Et écris-lui sur Facebook ou autre, il te répondra personnellement, avec un humour décapant. Soyons honnête : s’il n’était pas déjà marié, tout le monde voudrait lui passer la bague au doigt… Preuve que calvitie et attractivité ne sont pas incompatibles.

Son groupe Twelve Foot Ninja, dont il est le compositeur = La plus grosse claque musicale de toute ma vie. J’ai même tendu l’autre fesse. Sa musique est un pur délice d’éclectisme : du djent se mêle au funk, aux ambiances latines et orientales, au dubstep, au rock et j’en passe, dans un groove plein de génie servi par une voix baryton à faire pâlir Barry White.

Paroxysme de l’originalité, le plus incroyable reste la technologie derrière tout ça. Ce n’est pas le tout d’écrire de la musique hétérogène qui part dans tous les sens et tous les styles : encore faut-il pouvoir la jouer. C’est là qu’entre en jeu la technologie Variax développée par Line6, que Stevic repousse jusque dans ses retranchements… Késako que ce machin là ? Une guitare standard avec des micros magnétiques standards si tu as envie de jouer comme tout le monde… Mais aussi et surtout une guitare “numérique”, grâce à des capteurs piézoélectriques dans le chevalet qui permettent ensuite de reproduire le son de tout un éventail d’autres guitares et instruments à cordes, comme une Stratocaster, une guitare acoustique, un banjo, un sitar, entre autres… Cerise sur le pompon, tu peux également “désaccorder” ta guitare sans toucher aux cordes : une pression sur un bouton et hop, tu peux passer d’un accordage standard à un accordage en Drop ou Open ou personnalisé de la tonalité de ton choix… Harry Potter ne ferait pas mieux : à tel point que cela m’a moi-même convaincu de jouer sur une guitare de ce type (une James Tyler Variax JTV-59), ce qui me permet aussi de varier les plaisirs et les sonorités avec mon groupe The Edible Toadstool Orchestra. Stevic a même sorti sa propre guitare signature, la Shuriken.

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Et c’est pas fini !

Continue sans cesse d’affûter ta curiosité et de t’ouvrir au monde musical. Donne-toi le temps de construire ta personnalité de gratteux et d’écouter un max de guitaristes (et même d’autres instrumentistes). En essayant d’abord d’apprendre leurs chansons et de reproduire leurs riffs, tu pourras ensuite t’approprier ces techniques et les intégrer à ton jeu. Et qui sait, toi aussi un jour ton visage sur papier glacé au format poster tapissera des murs de WC d’étudiant   😉

Et toi, qui sont tes guitaristes préféré(e)s ?

Pour résumer et passer à l'action !
  • Vis ce que tu joues en bougeant un max, et amuse-toi !
  • Imagine ta guitare comme un autre instrument, et ose expérimenter tout ce qui te passe par la tête !
  • Goûte et mélange plein de styles et de techniques !
  • Développe ton oreille en cherchant les notes sur le manche !
  • Concentre-toi d’abord sur la pratique ! Avant d’éventuellement t’intéresser au solfège (optionnel)
  • Simplifie tes accords, pas besoin de jouer les 6 cordes, 3 suffisent souvent !
  • Essaye d’être minimaliste et de ne jouer que l’essentiel. Trop de notes tue les notes !
  • Enseigne le plus tôt possible, à qui tu veux !
  • Sois patient et persévère, tout vient avec le temps. C’est l’affaire de toute une vie !